23 février 2019

JR à la MEP

Cette petite carte pour te dire, 



S'est terminée le 10 février dernier l'exposition du street artiste JR qui avait lieu à la Maison Européenne de la Photographie à Paris. 
Je suis allée la visiter avant qu'elle se termine et j'ai eu la chance de la voir dans des conditions idéales puisque c'était en plein après-midi en semaine et qu'il y avait peu de monde dans le musée. 



Aujourd'hui, on peut dire que le travail de JR est connu à l'international. Ses immenses tirages en noir et blanc mettent toujours l'humain à l'honneur, au premier plan. Sur les murs des villes du monde entier, on retrouve derrières ses photos des histoires, des morceaux de vie, mais également des petites bout d'intimité. Quoi de plus frappant et parlant qu'un regard, que des mains, qu'un sourire ? 
Dans les salles consacrées à son travail, on pouvait voir l'évolution de ses oeuvres  et plusieurs de ses projets, notamment une maquette de cargo avec des yeux sur des conteneurs, une reproduction des athlètes imprimés à grande échelle lors des jeux olympiques au Brésil ou encore une installation immersive, comme une grotte, dans laquelle on voit un train  miniature passer. Sur les wagons du train : des yeux qui racontent des histoires. Les même yeux qui se promènent ailleurs, pour de vrai. 




Une oeuvre nouvelle avait été crée spécialement pour l'occasion. Dans une salle noire, projeté comme un film, un portrait vivant de nombreux individus, placés face à face comme pour un immense débat sur le contrôle des armes aux Etats-Unis. Il était possible d'écouter leurs témoignages grâce à une application mise en place par la MEP. 
Témoignages en faveur des armes, témoignages en défaveur des armes. 



Découvrir le travail de JR dans cet espace clos était un moyen d'avoir un aperçu plus global de ses premières photographies et ses nombreuses installations depuis 2001. 
Si cet article vous a plu, le documentaire Visages, Villages réalisé aux côtés d'Agnes Varda en 2017 vous permet de poursuivre l'expérience.

A très bientôt

04 février 2019

Saatchi, Janvier 2019

Cette petite carte pour te dire, 





Pendant ma première semaine de janvier passée à Londres, j'en ai profité pour, comme à mon habitude, faire un tour à la Saatchi Gallery. S'y tient depuis le 28 septembre et jusqu'au 22 février une exposition intitulée "BLACK MIRROR: ART AS SOCIAL SATIRE". 
L'art comme satire sociale c'est exactement ce que fait l'artiste Richard Billingham qui est celui que j'ai préféré, peut-être parce sont travail m'était déjà familier. Ce sera le seul dont je vais d'ailleurs parler ici car les salles lui étant consacrées sont celles qui ont pour moi été les plus intéressantes. 
Le travail photographique de Billingham exposé à la Saatchi date des années 1990 principalement. On y retrouve notamment des portraits familiaux pris dans une intimité exacerbée par l'objectif photographique et affichés sur des très grands formats si bien qu'on a la sensation de se retrouver dans le salon dégoutant du photographe et de ses parents. 
Entre sa mère posant de façon à rappeler une odalisque et des images capturées sur le vif, comme avec un appareil photo jetable, Billingham montre bien ici tout le paradoxe de l'art qui n'est pas forcément beau. Il appuie ses références historiques et les mets en contraste avec son quotidien désabusé. 
Ce qui est absolument fantastique dans son travail c'est cette façon de montrer le quotidien sans édulcorer une quelconque vérité. Vous pouvez d'ailleurs retrouver son film "Ray" sur youtube.

Untitled (NRAL 2), Billingham, 1994

Odalisque, Renoir, 1870

J'espère donc vous avoir fait découvrir un artiste dont le long métrage "Ray & Liz" sortira au mois de mars, retraçant les jeunes années de l'artiste à Birmingham dans les années 1980. 

A très vite

28 janvier 2019

Good Grief, Charlie Brown !

Cette petite carte pour te dire, 



Bonne et heureuse année 2019 à toi qui me lis ! 
Le mois de janvier n'étant pas encore terminé je me permets d'envoyer mes voeux en retard. J'en profite également pour reprendre du service en espérant que je réussirais à poster régulièrement des articles intéressant. 

Je commence aujourd'hui par vous parler d'une très chouette exposition qui se tient depuis le 25 octobre 2018 à la Somerset House de Londres. Elle y reste jusqu'au 3 mars 2019 et vous pouvez la voire pour la modique somme de £14 (£11 avec une réduction étudiante ou senior, gratuit pour les accompagnant de personnes à mobilité réduite et les enfant de moins de 12 ans). 

Il s'agit d'une retrospective du travail de Charles M. Schulz intitulée "Good Grief, Charlie Brown". Elle présente le fameux dessinateur, créateur des Peanuts (Snoopy, Charlie, Lucy etc.) et mort en 2000 sous une forme ludique et sensible. 
On y retrouve des images et objets de  son enfance dans une première partie. Puis viennent ses inspirations, notamment la patinoire, ses premiers dessins, et des coupures de journaux dans lesquelles parurent ses premières BD. 
Est ensuite projetée une vidéo avec ses techniques pour dessiner Charlie et Lucy en particulier. 
A l'étage sont installées de nombreuses planches dans lesquelles on retrouve l'humour cinglant et les questions existentielles de Schulz. Elles sont mises en parallèle, par thématique, avec les sujets importants (et toujours d'actualité) des années 50 à 90 comme la psychologie et la ségrégation en particulier. 
De nombreux hommages et produits dérivés sont également présentés ainsi qu'une salle de cinéma très confortable où sont diffusés des dessins animés Peanuts.
Je vous laisse avec quelques photos en espérant que ça vous donnera envie de visiter cette exposition si vous êtes à Londres car c'était un véritable coup de coeur pour moi ! Elle est pensée pour les petits et les grands : je vous la recommande donc vivement. 








Sur ce je vous dis à très vite pour un nouvel article !

29 novembre 2016

Joann Sfar à l'espace Dali

Cette petite carte pour te dire, 



Samedi 5 octobre 2016 j'ai décidé pour la énième fois de désactiver mon compte Facebook estimant encore une fois que c'était une perte de temps. Je ne m'en porte que mieux depuis. Mais ce n'est pas de cela dont je viens parler aujourd'hui. J'ai profité de ce temps que je ne passais plus sur internet pour aller visiter trois expositions à Paris. Je viens aujourd'hui parler de celle que j'ai préféré et qui m'a le plus touchée. 
Il s'agit de l'exposition Joann Sfar à l'espace Dali. Cet espace se trouve à Montmartre à deux pas de la place du Tertre et c'est toujours un plaisir d'y aller lorsqu'il fait beau. En temps normal il y a une collection permanente des oeuvres de Dali, principalement des sculptures, des gravures et des lithographies. Et parfois, comme c'était le cas lorsque j'y suis allée il y a des expositions temporaires dédiées à des invités. 
Pour la petite histoire, je dois avouer que malheureusement, je n'ai jamais été vraiment sensible à l'art surréaliste et encore moins à celui de Dali. Je le trouve intéressant bien sûr, mais ça ne me touche pas, voir je trouve ça assez repoussant, esthétiquement parlant. Evidemment, il ne s'agit que de mon avis et ressenti personnel et je ne tente pas d'influencer qui que ce soit. 
D'autre part, je ne connaissais le travail de Joann Sfar à travers Petit Vampire, Sardine de l'Espace, Le Chat du Rabbin, ou encore pour Gainsbourg, vie héroïque. 
Je dois avouer que j'ai été particulièrement enchantée et ravie de voir les dessins de cet illustrateur côtoyer les oeuvres de Dali. J'ai trouvé l'arrangement tout à fait cohérent.  J'ai adoré les planches qui étaient présentées et l'histoire surréaliste et loufoque créer pour l'occasion. Les dessins étaient accrochés au mur, sans parcours vraiment très précis (outre le fait qu'il y a plus ou moins un sens dans la galerie) et je l'ai trouvée assez sensible finalement. 
Il s'agit de quatre jeunes femmes, des mannequins de mode, réunies dans une grande maison sans téléphone ni communication avec l'extérieur. Elles vivent nues sous l'oeil d'un artiste et il leur demande de recréer des scènes que l'on trouve dans les oeuvres de Dali. Sous psychotrope, elles se prêtent au jeu et nous voilà lancés dans l'histoire. 







Ce qui m'a également beaucoup plus, c'était au début de l'exposition, les quelques robes de la maison de haute couture Elsa Schiaparelli. Mise en parallèle avec les oeuvres de Dali et de Joann Sfar, elles permettaient un lien très intéressant entre l'univers de l'art, de la mode et du dessin. 


19 novembre 2016

Cindy Sherman & David Salle

Cette petite carte pour te dire, 



Parmi les expositions que je suis allée voir à Londres il y en avait une, à la Skarstedt Gallery près de Green Park, que j'ai particulièrement aimé.
Il s'agit de la présentation des derniers travaux de Cindy Sherman et de David Salle. La galerie comporte trois salles aux murs blancs et elle est assez haute de plafond. Les oeuvres des deux artistes sont mis en parallèle et se confrontent tout au long du parcours. Au total, on peut voir une douzaine de peintures et de photographies de Sherman et Salle. J'ai vraiment apprécié l'agencement et les travaux présentés et j'ai été ravie de découvrir le travail de David Salle que je connaissais peu et mal. 
Les peintures que réalisent cet artistes sont d'un très grand format et parfois il y a des peintures dans les peintures dans le sens où les cadres s'emboitent les uns dans les autres. J'aime les différentes inspirations et les différents thèmes que l'on y retrouve.
Pour ce qui est de Cindy Sherman, j'ai aimé la touche humoristique et la remise en cause des canons de beauté. J'aime sa façon de se grimer pour faire apparaitre des personnages aux costumes d'époque et aux airs tout à fait cocasses et presque terrifiants parfois.