29 novembre 2016

Joann Sfar à l'espace Dali

Cette petite carte pour te dire, 



Samedi 5 octobre 2016 j'ai décidé pour la énième fois de désactiver mon compte Facebook estimant encore une fois que c'était une perte de temps. Je ne m'en porte que mieux depuis. Mais ce n'est pas de cela dont je viens parler aujourd'hui. J'ai profité de ce temps que je ne passais plus sur internet pour aller visiter trois expositions à Paris. Je viens aujourd'hui parler de celle que j'ai préféré et qui m'a le plus touchée. 
Il s'agit de l'exposition Joann Sfar à l'espace Dali. Cet espace se trouve à Montmartre à deux pas de la place du Tertre et c'est toujours un plaisir d'y aller lorsqu'il fait beau. En temps normal il y a une collection permanente des oeuvres de Dali, principalement des sculptures, des gravures et des lithographies. Et parfois, comme c'était le cas lorsque j'y suis allée il y a des expositions temporaires dédiées à des invités. 
Pour la petite histoire, je dois avouer que malheureusement, je n'ai jamais été vraiment sensible à l'art surréaliste et encore moins à celui de Dali. Je le trouve intéressant bien sûr, mais ça ne me touche pas, voir je trouve ça assez repoussant, esthétiquement parlant. Evidemment, il ne s'agit que de mon avis et ressenti personnel et je ne tente pas d'influencer qui que ce soit. 
D'autre part, je ne connaissais le travail de Joann Sfar à travers Petit Vampire, Sardine de l'Espace, Le Chat du Rabbin, ou encore pour Gainsbourg, vie héroïque. 
Je dois avouer que j'ai été particulièrement enchantée et ravie de voir les dessins de cet illustrateur côtoyer les oeuvres de Dali. J'ai trouvé l'arrangement tout à fait cohérent.  J'ai adoré les planches qui étaient présentées et l'histoire surréaliste et loufoque créer pour l'occasion. Les dessins étaient accrochés au mur, sans parcours vraiment très précis (outre le fait qu'il y a plus ou moins un sens dans la galerie) et je l'ai trouvée assez sensible finalement. 
Il s'agit de quatre jeunes femmes, des mannequins de mode, réunies dans une grande maison sans téléphone ni communication avec l'extérieur. Elles vivent nues sous l'oeil d'un artiste et il leur demande de recréer des scènes que l'on trouve dans les oeuvres de Dali. Sous psychotrope, elles se prêtent au jeu et nous voilà lancés dans l'histoire. 







Ce qui m'a également beaucoup plus, c'était au début de l'exposition, les quelques robes de la maison de haute couture Elsa Schiaparelli. Mise en parallèle avec les oeuvres de Dali et de Joann Sfar, elles permettaient un lien très intéressant entre l'univers de l'art, de la mode et du dessin. 


19 novembre 2016

Cindy Sherman & David Salle

Cette petite carte pour te dire, 



Parmi les expositions que je suis allée voir à Londres il y en avait une, à la Skarstedt Gallery près de Green Park, que j'ai particulièrement aimé.
Il s'agit de la présentation des derniers travaux de Cindy Sherman et de David Salle. La galerie comporte trois salles aux murs blancs et elle est assez haute de plafond. Les oeuvres des deux artistes sont mis en parallèle et se confrontent tout au long du parcours. Au total, on peut voir une douzaine de peintures et de photographies de Sherman et Salle. J'ai vraiment apprécié l'agencement et les travaux présentés et j'ai été ravie de découvrir le travail de David Salle que je connaissais peu et mal. 
Les peintures que réalisent cet artistes sont d'un très grand format et parfois il y a des peintures dans les peintures dans le sens où les cadres s'emboitent les uns dans les autres. J'aime les différentes inspirations et les différents thèmes que l'on y retrouve.
Pour ce qui est de Cindy Sherman, j'ai aimé la touche humoristique et la remise en cause des canons de beauté. J'aime sa façon de se grimer pour faire apparaitre des personnages aux costumes d'époque et aux airs tout à fait cocasses et presque terrifiants parfois. 









08 novembre 2016

Guerrilla Girls

Cette petite carte pour te dire, 



Depuis quelque temps déjà, j'entends beaucoup parler des Guerrilla Girls, de leur mouvement, de leurs revendications et de leurs happenings. J'ai donc estimé qu'aller voir une exposition qui leur était consacrée était une bonne idée afin d'approfondir le sujet. Je ne m'attendais pas du tout à ce que j'ai vu, que ce soit dans un bon ou dans un mauvais sens d'ailleurs. 
Pour vous mettre dans l'ambiance, il faut savoir que les Guerrilla Girls sont un groupe de féministes qui cherchent à promouvoir la place de la femme, des personnes de couleur et des groupes ethniques minoritaires dans les arts. 
Elles sont connues pour leurs affiches posant la question "Do Women have to be naked to get in Met. Museum ?." qui signifie "Est-ce que les femmes doivent être nues pour être au Met Museum". 

Guerrilla Girls à la Tate Modern

Cette fois ci, pour leur exposition à la Whitechapel Gallery, ces femmes anonymes à tête de gorille pose une nouvelle question : Est-ce pire en Europe ? 


Devant la salle, une vidéo promeut leurs happenings passés, et présente leurs travaux et revendications. On voit les Guerrilla Girls dans les rues de New-York, coller des autocollants, en donner au passants. On voit également des extraits d'interview. 
Ensuite en entrant dans la petite salle, sur le mur de gauche il y a un questionnaire. C'est un questionnaire qui a été envoyé à 383 musées en Europe pour connaitre la parité hommes-femmes et la diversité au sein de leurs locaux. Seuls un quart des musées ont répondu. 
J'ai été très déçue d'apprendre que la plupart des FRAC de France, ainsi que le Musée Pompidou par exemple ne se sont pas soumis à ce questionnaire...


L'exposition se tient à la Whitechapel Gallery de Londres (à Aldgate East Station) jusqu'au 5 mars 2017, tous les jours (sauf le lundi) de 11:00 à 18:00. On peut la voir gratuitement dans la salle n°4. J'ai profité de cette visite à la Whitechapel pour aller voir d'autres expositions qui s'y tenaient en même temps mais qui m'ont moins plu et dont je ne parlerais donc pas. Vous pouvez retrouver les Guerrilla Girls sur leur compte Twitter

05 novembre 2016

FEMINIST AVANT-GARDE OF THE 1970S

Cette petite carte pour te dire, 



J'espère que tu vas bien et que la rentrée n'a pas été trop dure. J'espère aussi que tu n'as pas vécu le changement d'heure de façon trop brutale et que le froid ne t'as pas encore couché au lit avec un rhume. 
Moi je vais bien. Mes posts se font de plus en plus irréguliers mais à chaque fois que je reviens écrire un petit article je le fais toujours avec beaucoup de plaisir. Et aujourd'hui je reviens ici, après mon séjour à Londres pendant les vacances de la Toussaint, pour vous parler d'une exposition que j'ai beaucoup appréciée. 
Il s'agit d'une exposition de photographies sur le féminisme avant-garde des années 70 qui se tient à la Photographer's Gallery (près d'Oxford Circus) jusqu'au 15 janvier 2017.

Les oeuvres se tiennent sur trois étages et on y découvre ou redécouvre de nombreuses personnalités qui ont marqué les années 70. Il est rare de voir autant d'oeuvres d'artistes féminines réunies dans un seul espace (mais c'est une question sur laquelle je reviendrais dans un prochain article où je parlerais des Guerrilla Girls) et c'est vraiment revigorant. 

Je vous partage ci-dessous les photographies ou oeuvres que j'ai particulièrement aimé et je vous conseille vivement d'aller voir l'exposition. C'est gratuit tous les jours avant midi, et ensuite c'est £4 (ou £2,50 en tarif réduit) et ça vaut vraiment le coup. Vous trouverez tous les détails nécessaire sur le site de la Photographer's Gallery.










Vous pouvez retrouver sous chaque photo le lien vers les sites internet personnels des artistes. Merci d'avoir lu cet article. S'il vous a plu, n'hésitez pas à le partager ou bien à laisser un commentaire ! 


18 septembre 2016

Louis Stettner

Cette petite carte pour te dire, 



Après une absence non justifiée, des vacances prolongées et une rentrée sous pression, un retour s'imposait sur le blog. 
Voici donc aujourd'hui un article pour parler de la rétrospective du travail de Louis Stettner qui se tenait au Centre Pompidou à Châtelet et qui s'est terminée lundi dernier. Je m'y suis rendue avec mon ami Dimitri, rencontré à Londres, désormais installé à Paris.


L'exposition se tenait au sous-sol du musée, dans une petite salle où l'on pouvait voir une centaine d'oeuvres de l'artiste. Louis Stettner est un photographe américain né en 1922. Ses clichés, souvent apparentés à du photo-journalisme ou du reportage retracent en effet la vie entre New-York et Paris principalement. C'est l'atmosphère d'une époque passée mais pas si lointaine qui se ressent dans ses photographies. Elles m'évoquent à chaque fois d'autres clichés d'artistes : Eugène Atget ou Vivian Maier par exemple. 
On retrouve des scènes quotidiennes en noir et blanc, dans la rue, dans un appartement, dans le métro ou même dans la nature. Une partie de l'exposition est consacrée à des pêcheurs espagnols.
J'ai particulièrement aimé les photographies prises avec un Rolleiflex, des portraits dans le métro aux Etats-Unis notamment. Les poses des gens sont naturelles car la plupart du temps, il ne se savent pas photographiés, c'est là tout l'avantage de l'utilisation de cet appareil photographique. Les clichés sont parfois amusants, parfois étrange, quoi qu'il arrive l'atmosphère est différente et légère. Il n'y a aucun malaise à rentrer dans l'intimité de ces usagers des transports en commun. On se sent à l'aise, en confiance et on voudrait rentrer dans la photographie et faire un bout de trajet avec ces gens qui lisent leurs journaux en rentrant du travail.

Catskills, 2001

Nancy, 1958-1960

Odd Man (de la série Penn Station), 1958

Paris (rue Olivier Noyer et Avenue du Maine), 1949

Ces dernières photographies des rues vides parisiennes d'après guerre m'ont interpellées pour le froideur et m'ont plus pour le souvenir évoqué. J'ai ensuite fait attention au lieu et me suis rendue compte qu'il s'agissait de mon quartier, ce que j'ai trouvé très amusant !

N'hésitez pas à laisser un commentaire. Je vous retrouve très vite pour un article sur les nouvelles expositions qui se tiennent à la MEP.