18 septembre 2016

Louis Stettner

Cette petite carte pour te dire, 



Après une absence non justifiée, des vacances prolongées et une rentrée sous pression, un retour s'imposait sur le blog. 
Voici donc aujourd'hui un article pour parler de la rétrospective du travail de Louis Stettner qui se tenait au Centre Pompidou à Châtelet et qui s'est terminée lundi dernier. Je m'y suis rendue avec mon ami Dimitri, rencontré à Londres, désormais installé à Paris.


L'exposition se tenait au sous-sol du musée, dans une petite salle où l'on pouvait voir une centaine d'oeuvres de l'artiste. Louis Stettner est un photographe américain né en 1922. Ses clichés, souvent apparentés à du photo-journalisme ou du reportage retracent en effet la vie entre New-York et Paris principalement. C'est l'atmosphère d'une époque passée mais pas si lointaine qui se ressent dans ses photographies. Elles m'évoquent à chaque fois d'autres clichés d'artistes : Eugène Atget ou Vivian Maier par exemple. 
On retrouve des scènes quotidiennes en noir et blanc, dans la rue, dans un appartement, dans le métro ou même dans la nature. Une partie de l'exposition est consacrée à des pêcheurs espagnols.
J'ai particulièrement aimé les photographies prises avec un Rolleiflex, des portraits dans le métro aux Etats-Unis notamment. Les poses des gens sont naturelles car la plupart du temps, il ne se savent pas photographiés, c'est là tout l'avantage de l'utilisation de cet appareil photographique. Les clichés sont parfois amusants, parfois étrange, quoi qu'il arrive l'atmosphère est différente et légère. Il n'y a aucun malaise à rentrer dans l'intimité de ces usagers des transports en commun. On se sent à l'aise, en confiance et on voudrait rentrer dans la photographie et faire un bout de trajet avec ces gens qui lisent leurs journaux en rentrant du travail.

Catskills, 2001

Nancy, 1958-1960

Odd Man (de la série Penn Station), 1958

Paris (rue Olivier Noyer et Avenue du Maine), 1949

Ces dernières photographies des rues vides parisiennes d'après guerre m'ont interpellées pour le froideur et m'ont plus pour le souvenir évoqué. J'ai ensuite fait attention au lieu et me suis rendue compte qu'il s'agissait de mon quartier, ce que j'ai trouvé très amusant !

N'hésitez pas à laisser un commentaire. Je vous retrouve très vite pour un article sur les nouvelles expositions qui se tiennent à la MEP. 

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