01 novembre 2014

Paul McCarthy

Cette petite carte pour te dire,



J’ai eu le plaisir de passer cinq jours à Paris à l’occasion des vacances de la Toussaint, et j’ai été ravie de pouvoir consacrer un peu de mon temps là-bas à visiter trois expositions.
J’en parlerais donc dans trois articles différents mais pour vous donner un apercu il s’agissait du vernissage de la Chocolate Factory de Paul McCarthy à la Monnaie de Paris, de la retrospective du travail de Garry Winogrand au Jeu de Paume et pour finir de la première exposition dédiée au travail de Dries Van Noten au Musée des Arts Décoratifs.

Le vernissage de la Chocolate Factory s’est déroulé vendredi soir dernier. J’y suis allée avec ma maman qui avait reçu des invitations. J’ai été ravie de découvrir pour la première fois l’espace de la Monnaie de Paris où je n’avais jamais été auparavant. C’est un endroit magnifique, plein de dorures et de fantaisie. C’est vraiment grandiose et c’est d’ailleurs la partie que j’ai le plus apprécié de cette exposition.

L’oeuvre de McCarthy en elle-même était une performance. Je dirais qu’en tant que visiteur, j’ai trouvé le parcours assez dérangeant. Puis finalement j’en ai beaucoup ri et n’ai pas compris où se trouvait le sérieux de l’oeuvre. Me suis-je posée les bonnes questions ? Ai-je réellement compris la demarche de l’artiste ? Ou bien n’était-ce finalement qu’une mise en scène ironique sur une société de surconsommation qui crie au génie pour un oui ou un non dans un contexte mondain ?

L’exposition est découpée en plusieurs salles et à l’entrée en haut de l’escalier principal se trouve les fameux “plug anal” géants comme celui qui a fait polémique place Vendôme au cours du mois d’octobre.


Dans la première pièce se trouve l’usine de chocolat à proprement parler. Il s’agit en fait d’une installation en bois où sont entreposées les machines (robots, réfrégirateurs…). C’est là que sont fabriqués les nains de jardins à l’allure lubrique.
Ils sont ensuite rangés dans des étagères métalliques dans les salles suivantes. La surproduction est impressionnante, les nains sont mal conservés et fondent à cause de la chaleur. Sur les murs sont collées des affiches griffonés par l’artiste par dessus lesquelles sont projetés des vidéos de l’artiste en train d’écrire sur ces fameuses affiches. En fond sonore on l’entend lire ce qu’il écrit : “Are you the artist” ou bien “Fuck America” entre autres…






Dans les salles qui suivent, toujours plus de nains, des moules à taille presque humaine, des lits posés les uns sur les autres. Malaise. J’étouffe un peu et commence à rigoler doucement.





J’arrive enfin à la boutique. Les nains y sont vendus à prix déraisonnable (vu la qualité du chocolat, je ne m’y serais pas risquée. Avoir une oeuvre qui fond dans son salon, thanks but no thanks ! comme ils disent à Londres). 


xx
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